Pasdarans “terroristes” : l'UE défie Téhéran

Le 29 janvier 2026, le bras armé idéologique de l’Iran, connu sous le nom d’Armée des Gardiens de la Révolution Iranienne, a été désigné comme « organisation terroriste » par l’Union européenne. Jusqu’ici, certains pays européens, comme la France et l’Espagne, étaient hésitants, craignant des répercussions diplomatiques. Leur soutien a finalement permis d’atteindre l’unanimité nécessaire et marque une rupture majeure dans les relations diplomatiques entre l’UE et l’Iran.
Cette décision intervient après la répression sanglante des manifestations, qui aurait causé environ 42 000 morts depuis fin décembre 2025 selon l’ONG Human Rights Activists News Agency (HRANA), et les arrestations massives des opposants, comme celle d’Erfan Soltani, érigé par des défenseurs des droits humains comme le visage du mouvement.
Désormais, les Pasdarans s’exposent à des poursuites pour terrorisme dans l’ensemble des États membres de l’Union européenne, tandis que toute entité leur apportant un soutien financier peut être poursuivie pour complicité. Cette décision permet également le gel des avoirs liés aux pasdarans et l’interdiction de toute coopération économique avec eux. En représailles, Téhéran a qualifié à son tour les armées européennes de « groupes terroristes ».



