Trump en Chine : l'économie, l'Iran, et l'inconfortable question de Taïwan

Donald Trump vient d'atterrir à Pékin pour une visite d'État de deux jours, la première depuis neuf ans.

Barthélémy Audusseau·15 mai 2026·1 min de lecture·
Trump en Chine : l'économie, l'Iran, et l'inconfortable question de Taïwan

Donald Trump vient d'atterrir à Pékin pour une visite d'État de deux jours, la première depuis neuf ans. Il est accompagné d'une délégation importante de dirigeants d'entreprise, avec notamment les PDG de Boeing, Apple, Tesla et Nvidia, illustrant les enjeux commerciaux considérables de cette visite.

L'économie domine l'agenda, dans un contexte où la balance commerciale, largement favorable à la Chine, demeure un défi pour Washington. La stratégie de guerre tarifaire contre Pékin n'a pas pleinement fonctionné, et une trêve tacite est en place depuis octobre dernier. Des accords commerciaux sont jugés très probables à l'issue du sommet, dont un potentiel contrat de 500 avions Boeing. Les dirigeants d'entreprise présents n'attendent toutefois pas d'avancées majeures sur les relations bilatérales, tant les points de friction sont nombreux : semi-conducteurs, intelligence artificielle, propriété intellectuelle, terres rares.

Trump arrive également dans une posture fragilisée par la guerre en Iran, qui fait flamber le prix de l'essence aux États-Unis et alimente l'inflation à moins de six mois des élections de mi-mandat. Or, la Chine est le premier partenaire commercial de l'Iran et absorbe la majorité de ses exportations pétrolières — plus de 80 % du pétrole exporté par l'Iran, soit en moyenne 1,38 million de barils par jour en 2024 — et ce malgré les sanctions américaines. Reste enfin le cas taïwanais, dont les Chinois réclament un recalibrage de la relation avec Washington.

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